Communiqué de presse | 16 août 2018

Statistique des accidents non professionnels L’alcool n’est pas uniformément présent durant les activités de loisirs

Selon un récent sondage du BPA, Bureau de prévention des accidents, la majorité de la population helvétique renonce à l’alcool en faisant du sport, en bricolant ou en jardinant. Les hommes sont toutefois davantage enclins à consommer de l’alcool dans le cadre de ces activités. Cette information figure parmi de nombreuses autres dans STATUS 2018, le dernier recueil de statistiques du bpa, qui articule également un nouveau chiffre pour le coût annuel des accidents non professionnels.

Chaque année, en Suisse, près d’un million de personnes subissent des blessures au cours d’accidents non professionnels, et plus de 2400 y laissent leur vie. L’alcool est l’un des facteurs d’influence non seulement dans la circulation routière, mais également lors de la pratique sportive ainsi que durant les travaux de bricolage ou de jardinage.

Un récent sondage du bpa a p. ex. permis de déterminer la fréquence de consommation d’alcool selon le sport pratiqué. Ainsi, 19% des snowboarders indiquent être «souvent» ou «occasionnellement» sous l’influence de l’alcool lorsqu’ils pratiquent leur sport. Ceci est également le cas de 15% des skieurs, 11% des randonneurs, 9% des footballeurs et 6% des baigneurs ou des nageurs. Pour chacun de ces sports, les hommes consomment plus souvent de l’alcool que les femmes, et la tendance est plus élevée chez les Suisses alémaniques que chez les Romands et les Tessinois.

De même, pour une partie de la population suisse, bricoler ou jardiner ne constituent pas des motifs suffisants pour renoncer à l’alcool. 9% des bricoleurs interrogés affirment consommer «souvent» ou «occasionnellement» de l’alcool avant d’effectuer leurs travaux, contre 11% des jardiniers amateurs. Pour une majorité de la population, l’alcool n’est donc pas compatible avec ces activités.

Les aînés se protègent contre les chutes

STATUS 2018 révèle également comment la population se protège contre les accidents, p. ex. contre les chutes. 40% des personnes interrogées possèdent un tapis antidérapant dans leur douche ou leur baignoire; ce taux grimpe à plus de 50% chez les plus de 60 ans. Les chiffres sont similaires concernant la présence d’une sous-couche antidérapante sous les tapis et la possession d’un escabeau.

Les accidents non professionnels coûtent au minimum 12 milliards de francs par an

Outre les souffrances physiques et psychiques, les accidents non professionnels occasionnent également des coûts. Or, les conséquences socioéconomiques de ces accidents peuvent être calculées de dfférentes manières. Les coûts purement matériels (notamment coûts des prestations médicales, frais de justice et de police, coûts des dommages matériels) se montent à quelque 11,7 milliards de francs par an pour la Suisse, ou 1400 francs par habitant.

Le bpa a également redéterminé le montant des coûts immatériels suite à l’adaptation de l’approche de l’OCDE relative à la disposition à payer. Cette approche estime combien tout un chacun est prêt à investir pour échapper à la mort dans un accident, ne pas rester invalide ou éviter des blessures moins graves. De cette façon, les accidents non professionnels coûtent chaque année pas moins de 96 milliards de francs à l’économie suisse, soit 11 500 francs par individu.

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