SPRACHE
>
>
Accidents de sport mortels
Accidents de sport mortels

Plus de 150 tués par an dans les sports de montagne, d’hiver et aquatiques

Ces 18 dernières années, en Suisse, 182 personnes en moyenne ont perdu la vie en pratiquant un sport. La plupart des victimes sont à déplorer dans les sports de montagne et d’hiver, ainsi que lors de la baignade ou natation en eau libre. Ces informations figurent dans une nouvelle analyse du bpa. Dans ces sports, le bpa agit par le biais de travaux de recherche, de campagnes de prévention, de formations et de conseils.

La population suisse est sportive dans son ensemble et l’effet bénéfique de l’activité physique sur la santé est incontesté. Pourtant, quelque 400 000 sportifs se blessent chaque année en Suisse, et 182 en moyenne perdent la vie. Ces chiffres sont fournis par le nouveau relevé du bpa, qui se fonde sur tous les accidents connus survenus entre 2000 et 2017.

Le plus grand nombre de tués est recensé dans les sports de montagne: 84 en moyenne par an, dont 46 pour la randonnée en montagne et 30 pour l’alpinisme. Un peu plus d’un tiers des victimes sont des touristes étrangers. Pour la pratique de la randonnée en montagne, il est important de bien préparer ses sorties, de poser un regard réaliste sur ses propres capacités, de se munir de l’équipement approprié et, une fois en route, de contrôler régulièrement si tout se déroule comme prévu. Ces conseils constituent la base de la campagne «Prêt pour la rando?», que le bpa mène avec divers partenaires.

Les sports d’hiver occasionnent quant à eux 39 tués par an, la plupart lors de la pratique du ski de randonnée (16) ou du hors-piste (12). Le bpa recommande aux amateurs de sports d’hiver de rester, d’une manière générale, dans le domaine sécurisé. Au plus tard à partir du degré 3 («marqué») sur l’échelle du danger d’avalanches qui en compte cinq, il est conseillé de renoncer à quitter le domaine sécurisé, hormis si l’on est accompagné par une personne ayant des connaissances en matière d’avalanches. Le bpa prend constamment des mesures pour sécuriser la pratique du ski, du snowboard, de la luge, de la raquette, de la randonnée hivernale et du ski de randonnée.

Dans les sports aquatiques, 29 personnes en moyenne perdent la vie chaque année. Nombre d’entre elles se noient en se baignant ou en nageant en eau libre. La navigation et la plongée sont elles aussi à l’origine d’accidents mortels chaque année. Dans ce domaine, le bpa et ses partenaires recommandent de soumettre les enfants au contrôle de sécurité aquatique (CSA). Par ailleurs, la règle d’or pour quiconque se trouve à proximité de l’eau avec des enfants est: «Ayez vos enfants à l’œil, les plus petits à portée de main.» Toute personne à bord d’une embarcation devrait en outre porter un gilet de sauvetage, indépendamment de la nature des eaux et du fait qu’elle sache ou non bien nager. Dans les sports aquatiques, l’alcool fait par ailleurs fortement grimper le risque d’accident.

Hommes davantage concernés que les femmes

Tous sports confondus, les accidents mortels touchent bien plus d’hommes (83%) que de femmes. Pour le parapente ou la plongée, p. ex., les hommes sont environ dix fois plus nombreux. Une pratique plus soutenue de certains sports explique en partie ces chiffres, mais pas seulement: les hommes sont également plus enclins au risque. Les sports équestres constituent une exception en la matière puisque les victimes sont majoritairement des femmes.

Quant à l’alpinisme et au base jump, ce sont en Suisse les deux sports pour lesquels les touristes étrangers tués sont nettement plus nombreux que les résidents suisses.

D’une manière générale, le nombre de tués pour un sport ne dit encore rien du risque de décès relatif à ce sport, car il faudrait tenir compte du nombre de sportifs actifs ainsi que de la durée de la pratique. Or, ces deux informations sont connues de manière imprécise pour de nombreux sports.

 ‭(Masqué)‬ Réutilisation de l'élément de catalogue

Kontakt

Oui