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Nouveau baromètre bpa de la sécurité routière en Suisse
Nouveau baromètre bpa de la sécurité routière en Suisse

La Suisse fait partie des meilleurs au monde, mais des défis subsistent

Les routes helvétiques comptent parmi les plus sûres au monde. Le nouveau baromètre du bpa – Bureau de prévention des accidents l’indique: le niveau de sécurité routière en Suisse est élevé. Il révèle toutefois aussi des points faibles, parmi lesquels les distractions au volant et la vitesse, le taux de port du casque cycliste, la mobilité douce, le nombre toujours plus élevé d’accidentés de la route âgés ou encore une moindre conscience des politiques pour les questions de sécurité routière.

Désormais, le bpa publiera chaque année un baromètre de la sécurité routière. Celui-ci rend compte du niveau de sécurité routière en Suisse en se fondant sur les chiffres de l’accidentalité et leur évolution au cours des dernières années ainsi que sur l’avis d’experts du bpa. Pour 2017, le baromètre montre que la Suisse peut se targuer d’un haut niveau de sécurité routière, même en comparaison internationale. Avec 31 tués sur ses routes par million d’habitants, notre pays occupe l’une des premières places mondiales. Le baromètre du bpa va toutefois bien au-delà du nombre de victimes de la route: il donne une vision globale de la sécurité routière en Suisse.

Les automobilistes et, dans une mesure un peu moindre, les motards ont largement bénéficié des progrès en matière de sécurité routière. Pour ces deux groupes d’usagers de la route, les chiffres de l’accidentalité ont reculé ces dernières années. Outre ces aspects positifs, le baromètre du bpa pointe aussi les défis routiers auxquels la Suisse doit faire face et les domaines où il est nécessaire d’agir:

  • Accidentalité: les routes helvétiques comptent parmi les plus sûres au monde, mais tous les usagers de la route n’en bénéficient pas dans la même mesure. Ainsi, les progrès sont rares en matière de mobilité douce, les accidents de la route touchent toujours davantage des personnes âgées et le nombre d’accidents de vélos électriques progresse. Les causes prépondérantes des accidents graves sont, primo, l’inattention et les distractions au volant ainsi que les refus de priorité, secundo, la vitesse et, tertio, l’alcool au volant. La mise en danger d’autrui dans les collisions demeure le principal problème dans le trafic routier. Les accidents ont par ailleurs plus souvent une issue fatale sur les routes hors des localités.
  • Indicateurs de sécurité: les mesures de sécurité routière jouissent de l’acceptation de la population et les usagers de la route respectent relativement bien les règles. Néanmoins, certaines mesures, comme les limites de vitesse hors des localités et sur autoroute, recueillent de moins en moins d’avis favorables. Des sondages et des études montrent par ailleurs qu’à peine 2 automobilistes sur 10 ne roulent jamais plus vite qu’autorisé et que 1 cycliste sur 2 circule sans casque.
  • Travail de prévention: en Suisse, la réglementation routière est bonne, mais son exécution recèle encore un certain potentiel d’amélioration. De même, la technique peut encore mieux épauler l’être humain. Les véhicules doivent être plus respectueux de celui-ci et les routes, plus lisibles et plus promptes à pardonner les erreurs. En particulier les systèmes d’assistance à la conduite présentent un important potentiel, qu’il s’agit de mieux exploiter à l’avenir.
  • Politique: contrairement à par le passé, la Suisse ne s’est fixé aucun objectif quantitatif de réduction du nombre de blessés graves et de tués sur ses routes. Les politiques semblent moins conscients des questions de sécurité routière.

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